Jean Widmer Designer

Jean Widmer Designer

Jean Widmer Designer. Créateur du logo du Centre Pompidou et pionnier du minimalisme.

Graphiste et concepteur de l’identité visuelle de plusieurs lieux culturels et de panneaux stylisés bordant les autoroutes françaises, s’est éteint à 96 ans. 3 / 02 / 2026

« Jean Widmer a transformé l’histoire du design graphique et de la communication visuelle », écrit le musée parisien dans un communiqué. Ce logo, toujours utilisé aujourd’hui, a fait sa renommée mondiale. « C’est le logo que j’ai dessiné le plus vite de toute ma carrière, je l’avais déjà en tête », expliquait-il en novembre 2020

40 ans après, les secrets d’un logo devenu mythique.

La plus célèbre création de ce pionnier du minimalisme remonte à 1977, quand il conçoit le logo du Centre Pompidou qui vient d’être inauguré : cinq lignes noires sur fond blanc, traversées par une diagonale représentant les différents étages du bâtiment et son escalator. Il a failli ne jamais voir le jour. En octobre 2019, le Centre Pompidou décidait même de reprendre la version d’origine, soit cinq traits noirs au lieu de six. C’était la première proposition du designer, moins massive, plus légère.

Si la création de Widmer est aujourd’hui devenue constitutive de l’identité visuelle du Centre Pompidou, à l’origine, ce n’était pas gagné. Dans les années 1970, l’époque n’est pas encore au marketing de la culture, et se doter d’un logo semble bien trop publicitaire.

Jean Widmer, pionnier de la signalétique touristique et culturelle autoroutière française

Aux origines, ce projet fut lancé par le président de l’ASF avec le ministre des transports, Raymond Mondon. Ces derniers craignaient que les autoroutes deviennent comme celles des États-Unis, avec des publicités tout du long. Ils se sont dit : « Nous avons une richesse dans notre pays que nous pouvons montrer, il faudrait faire quelque chose ». Cette richesse patrimoniale donne envie aux automobilistes de faire des détours pour voir un château, rencontrer des curiosités dans des villes avoisinantes… sur un périmètre d’environ 40 km de distance. Nous avons fait un choix : représenter sous forme de pictogramme tout ce qui figurait autour de l’autoroute. 

Sneakernet : le partage de données hors ligne contre la Big Tech

Sneakernet : le partage de données hors ligne contre la Big Tech

Tracks / Arte

SneakerNet : le réseau hors internet

 

Comment est-ce qu’on s’envoyait des photos, des fichiers, des sons… avant Internet ? Comment partager des données sans les donner par la même occasion aux GAFAM ? Qu’est-ce qui se passerait si Instagram, TikTok ou Gmail disparaissaient du jour au lendemain ? La réponse de plusieurs collectifs de nerds engagés est de se tourner vers le « sneakernet », littéralement le réseau baskets. D’humain à humain. Armés de clés USB, de batteries portables et de beaucoup d’ingéniosité, iels créent des réseaux d’échange hors ligne, IRL, parfois en pleine forêt avec des ordinateurs accrochés aux arbres… D’autres, enseignent comment construire des serveurs privés pour remettre au goût du jour la sobriété numérique et la notion de « local first ». Comment apprendre à être un peu moins dépendant du cloud ? Masterclass avec le collectif Outdoor Computer Club à Paris, l’artiste Aram Bartholl à Berlin, et les militantes anti tech bros d’ACTINOMY à Brême.

D’humain à humain, armés de clés USB, de batteries portables et de beaucoup d’ingéniosité, ils et elles créent des réseaux d’échange hors ligne, IRL, parfois en pleine forêt avec des ordinateurs accrochés aux arbres… D’autres, enseignent comment construire des serveurs privés pour remettre au goût du jour la sobriété numérique et la notion de « local first ». Comment apprendre à être un peu moins dépendant du cloud ? Masterclass avec le collectif Outdoor Computer Club à Paris, l’artiste Aram Bartholl à Berlin, et les militantes anti tech bros d’Actinomy à Brême.

🖥️ Outdoor Computer Club :   / outdoorcomputerclub   🌐 Aram Bartholl :   / arambartholl   🤖 Actinomy : https://actinomy.org/

Crédits Journaliste : Nastasia Hadjadji Image : Moritz Bauer Jules Boudon Chambre Montage : Théo Goupil

Les affiches du théâtre National de la Colline

Les affiches du théâtre National de la Colline

Entre image, rupture et typographie

Jusqu’aux années 1990, l’affiche de théâtre en France reste fidèle à l’esthétique héritée de l’École polonaise : une image métaphorique, conçue par un graphiste dont la créativité illustre la thématique de la pièce. L’arrivée du numérique transforme ensuite en profondeur les pratiques graphiques.

exposition « L’Océan de Léa » dans l’ancienne patinoire de Saint-Ouen /

En 1994, Michal Batory, jeune graphiste polonais, révolutionne l’affiche théâtrale en France avec ses créations pour le Théâtre de la Colline. Mêlant photographie, dessin et typographie, il impose un style fort, poétique, souvent énigmatique. Son approche métaphorique crée une tension visuelle captivante. Mais cette signature puissante finit par écraser le message du théâtre lui-même. (Pas pour moi)

affiches théâtre de la colline -4
exposition « L’Océan de Léa » dans l’ancienne patinoire de Saint-Ouen /

Quand Alain Françon prend la direction du théâtre en 1996, il rompt avec cette esthétique. Il rejette l’image et privilégie une communication plus sobre, centrée sur le texte. C’est le début de l’affiche sans image, marquant une “rupture totale”. Il confie la direction artistique à l’agence Atalante puis à IDSLAND, qui impose des compositions typographiques épurées, souvent sur fonds de matières brutes.

exposition « L’Océan de Léa » dans l’ancienne patinoire de Saint-Ouen /

En 2008, sous Stéphane Braunschweig, une nouvelle identité visuelle voit le jour grâce à l’atelier néerlandais ter Bekke & Behage. Ils recentrent la communication autour du mot “Colline”, devenu acteur à part entière de l’affiche. Leur style typographique, inspiré du modernisme des années 1920, tranche radicalement avec les visuels traditionnels du monde théâtral.

exposition « L’Océan de Léa » dans l’ancienne patinoire de Saint-Ouen /

Pour en savoir plus : ma source principale des textes et images : Grapheine

Artiste et designer IA / Pillart AI (Peio Duhalde – Bayonne)

Artiste et designer IA / Pillart AI (Peio Duhalde – Bayonne)

Pillart AI (Peio Duhalde)
Artiste Designer AI / IA – Bayonne / France –
Regardez la vidéo : Andarion – Une journée au musée

Artiste, designer IA. Grâce à l’IA, il crée des œuvres audio et vidéo au style rétro-futuriste
mêlant le vintage et un futur imaginaire

Musique : « New Errror » par Moderat

Une rue futuriste avec des éléments de bâtiments actuels
Usine ambiance post-futuriste
Homme de plus de 70 ans ambiance post-futuriste
Une ville futuriste avec des éléments de bâtiments actuels
Homme de plus de 40 ans ambiance post-futuriste
Ambiance post-futuriste avec 7 personnes qui ont une tête de martien

Découvrez son FACEBOOK et son INSTAGRAM

Lorem Ipsum en musique pop

Lorem Ipsum en musique pop

Le studio de musique Circonflex & le Lorem ipsum
Ce studio a transformé le célèbre “Lorem Ipsum” en musique pop

Si vous évoluez dans le milieu du design, de la communication ou du web, les termes “lorem ipsum” vous sont sûrement très familiers. Pour les autres, il s’agit d’une suite de mots universelle sans signification utilisée par tous les créatifs du monde entier. Et il semblerait même qu’elle ait inspiré un morceau entraînant et original à l’agence de musique Circonflex. Aurait-on le prochain hit de l’été ?

Baptisé “Lorem Ipsong”, le morceau propose des rythmes pop et dans l’air du temps. Les paroles ont simplement été tirées des textes affichés par défaut lors de la création de mise en page et interprété par Julien Charbonneau, l’un des candidats de la version canadienne de la Star Académie 2022.

Le titre, que vous risquez sûrement d’avoir en tête dès la première écoute, est accompagné d’un clip original et décalé imaginé par l’agence lg2 où l’on peut justement observer les lyriques écrits dans 13 styles d’illustrations différents et 42 transitions animées.

Texte et article : Par Justine M. site Créapils

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Plongez dans l’océan de papier de Léa à Saint-Ouen

Plongez dans l’océan de papier de Léa à Saint-Ouen

Au cœur d’un océan de papier dans l’ancienne patinoire de Saint-Ouen

C’est un projet titanesque et « origamesque ». Exposé dans l’ancienne patinoire de Saint-Ouen, « L’océan de Léa » aura nécessité 10 tonnes de papier, 25 kilomètres de câbles, 1 500 dalles de LED et 4 kilomètres de ficelle.

exposition « L’Océan de Léa » dans l’ancienne patinoire de Saint-Ouen /

Adieu la glace, adieu la glisse, et bonjour à l’art et aux œuvres grand public qui méritent qu’on s’y arrête et qu’on les contemple. L’ancienne patinoire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) construite par l’architecte Paul Chemetov en 1979, fermée aux patineurs en octobre 2020 en raison de sa vétusté, se métamorphose en galerie d’art chaque hiver depuis trois ans. Après avoir présenté de l’art urbain à l’hiver 2022-2023 puis des sculptures et autres installations sur le thème de l’eau en 2023-2024, elle accueille cette fois une exposition immersive construite uniquement à base de papier : « L’Océan de Léa ». On y pénètre par un couloir blanc lumineux évoquant des froufrous de soie qui débouche sur les 2 000 mètres carrés de la patinoire, dont les verrières ont été occultées.

Des méduses au plafond

Cet espace immense, difficile à occuper, apparaît de prime abord assez vide, avec ces quelques récifs lumineux en papier où poussent des fleurs étranges sur les pourtours et une grotte au centre. Il faut ralentir – on peut lâcher les enfants et les laisser courir – et lever les yeux vers le plafond. Y flottent des raies épurées de quatre mètres d’envergure et des méduses aux longs tentacules. Puis on pénètre dans la grotte aux cristaux lumineux avant de s’arrêter devant des plantes marines qui poussent comme des colonnes de corolles empilées. On peut suivre une visite contée pour les enfants dans ce fond d’océan recréé ou bien participer à un atelier d’origami.

Car toutes les sculptures en papier qui sont présentées ont été réalisées en pliant des feuilles de papier sulfurisé. Ce que l’on découvre en grimpant au bar situé au-dessus de la patinoire, où les différents pliages et froissements utilisés sont expliqués. Il n’y a pas eu de découpe ni de collage. Le concepteur de ces délicates créations « origamesques » se nomme Junior Fritz Jacquet. A 46 ans, c’est lui qui finance l’exposition, loue la salle et a tout réalisé avec l’aide de 17 personnes.

L’équipe a travaillé pendant plus de trois mois pour installer 25 kilomètres de câbles, 1 500 dalles de LED, 4 kilomètres de ficelles… Et surtout donner forme à 10 tonnes de papier (déclassé et récupéré et qui sera stocké à la fin de l’événement) découpé en feuilles immenses, selon les instructions de Junior Fritz Jacquet.

exposition « L’Océan de Léa » dans l’ancienne patinoire de Saint-Ouen /
exposition « L’Océan de Léa » dans l’ancienne patinoire de Saint-Ouen / Photos 3

Faire quelque chose de sa vie

L’artiste d’origine haïtienne a habité à partir de 12 ans à Saint-Ouen. C’est à la bibliothèque de la ville qu’il a découvert l’origami. « À la fin de l’aide aux devoirs, les animateurs nous faisaient faire des pliages, c’était la récompense. », évoque-t-il. Junior adore et se documente en plus en piochant dans les rayonnages des ouvrages d’origami. Adolescent, il commet de petites infractions et se retrouve devant un juge qui lui dit de « faire quelque chose de sa vie ». Le jeune homme est marqué par cette semonce et se forme alors au métier d’animateur-éducateur, qu’il exerce ensuite tout en créant des sculptures en carton.

À partir de rouleaux en carton de papier toilette, il crée des plis et façonne des visages grimaçants. Ces premiers masques lui permettent d’exposer en galerie. De fil en aiguille, ou plutôt de carton en papier plié, il devient artiste à temps plein, créant des lampes florales, des décorations pour des vitrines ou pour de l’événementiel… Durant l’hiver 2023-2024, il réalise sa première exposition immersive à Compiègne (Oise), qui attire 25 000 visiteurs. Il recommence cette année à Saint-Ouen. « J’ai l’impression d’être toujours en apprentissage, raconte-t-il, j’apprends à présent à gérer une billetterie, un service de sécurité… Dans la vie, il faut faire. C’est ce que je dis aux plus jeunes : lancez-vous ! » Et on pourrait ajouter : « N’ayez pas peur des chutes » puisqu’on est sur une patinoire…

Texte : Marianne Deula

Site : Enlarge Your Paris

Photos : Yann Vernerie