Branding : le design invisible qui façonne le visible

Branding : le design invisible qui façonne le visible

On réduit souvent le branding à ce qu’il montre. Un logo, une couleur, une typographie. Mais ce n’est là que la partie visible.

Nous vivons dans un environnement où les marques se multiplient, se ressemblent et se disputent l’attention à coups de messages interchangeables. Chaque jour, les publics sont exposés à une quantité considérable de sollicitations — souvent moyennes, souvent sans relief, souvent sans conviction.

Dans ce contexte saturé, la différence ne se joue plus sur la présence, mais sur la substance. Le branding est ce qui persiste lorsque l’image disparaît. Dans ce que l’on retient sans y penser. Une marque existe vraiment à partir du moment où elle laisse une trace, ça substance. On réduit souvent le branding à ce qu’il montre. Un logo, une couleur, une typographie.  Le branding commence ailleurs. Dans ce qui persiste lorsque l’image disparaît. Dans ce que l’on retient sans y penser.

C’est une architecture stratégique qui permet à une marque de se distinguer non par le volume de ses messages, mais par la clarté de ses valeurs, la cohérence de son expression et la solidité de sa vision. Une marque forte n’est pas celle qui parle le plus, mais celle qui sait ce qu’elle défend — et qui l’incarne avec constance.

Aujourd’hui, tout est soigné. Les identités sont propres, les interfaces maîtrisées, les discours calibrés. Rien ne choque, tout fonctionne — et pourtant, tout se confond. Ce n’est pas le design qui fait défaut. C’est l’intention, la conviction.

Les fondations : clarifier ce qui oriente, ce qui engage et ce qui distingue

Dans un marché saturé de propositions “moyennes”, le premier enjeu du branding est de revenir à l’essentiel

qu’est‑ce qui rend cette marque nécessaire, légitime, singulière ? Avant les signes, avant les discours, il y a ce qui tient la marque debout, son histoire, ses valeurs.

Les piliers structurants

  • Mission — ce qui justifie l’existence de la marque, au‑delà de l’offre.
  • Vision — l’ambition qui la projette dans le temps.
  • Valeurs — les principes non négociables, ceux qui créent la différence réelle.
  • Positionnement — la place assumée, distincte, cohérente.
  • Promesse — l’engagement clair, vérifiable, qui tranche avec le bruit ambiant.

Ces éléments ne sont pas décoratifs : ils constituent la charpente stratégique qui permet à la marque de sortir du “moyen” et d’exister avec intention.

L’expression : traduire la stratégie en signes qui tiennent dans le temps

Une marque ne vit pas seulement dans ses intentions : elle vit dans ce qu’elle montre, dit et laisse percevoir. Le branding transforme la stratégie en langage visuel et verbal.

L’identité visuelle

Elle n’est pas un habillage, mais un système. Logo, couleurs, typographies, iconographie, principes de composition : autant de repères qui doivent être stables, maîtrisés, évolutifs sans être volatils.

La voix et le ton

Une marque institutionnelle doit parler avec constance, mais jamais avec rigidité. Le branding définit une voix claire, un ton ajusté, capable de s’adapter aux supports sans perdre son intégrité.

Le récit

Il ne s’agit pas de storytelling artificiel, mais d’un cadre narratif qui donne du sens. Un récit qui explique, fédère, contextualise — et qui permet à la marque d’être comprise au‑delà de ses actions immédiates.

Le déploiement : cohérence, continuité et expérience vécue

Une marque n’existe vraiment que lorsqu’elle est rencontrée. Le branding veille à ce que cette rencontre soit cohérente, quel que soit le point de contact.

Cohérence des supports

Charte graphique, documentation, site web, réseaux, signalétique, communication interne : chaque élément doit refléter la même intention. La cohérence n’est pas un luxe esthétique : c’est un levier de confiance.

Expérience de marque

L’expérience, c’est ce que les publics vivent réellement. Un branding solide garantit une expérience fluide, alignée, fidèle à la promesse — du premier contact à la relation durable.

Gouvernance

Une marque institutionnelle doit être pilotée. Le branding inclut donc des outils de gouvernance : chartes, guidelines, processus, accompagnement des équipes. Une marque forte est une marque maîtrisée, pas improvisée.

Les bénéfices : un actif stratégique, un facteur de stabilité, un moteur de réputation

Un branding institutionnel bien construit produit des effets concrets.

Crédibilité renforcée

Une marque claire inspire confiance. Elle rassure partenaires, collaborateurs, usagers, clients.

Différenciation durable

Dans un environnement saturé, la marque devient un avantage compétitif. Elle se distingue par ce qu’elle est, pas seulement par ce qu’elle propose.

Mobilisation interne

Un branding solide fédère. Il clarifie les attentes, renforce la culture, aligne les équipes.

Pérennité

Une marque bien structurée résiste mieux aux transformations. Elle devient un patrimoine immatériel, un actif qui se consolide dans le temps.

Conclusion : le branding comme ligne directrice et comme présence

Le branding n’est pas un projet ponctuel. C’est un cadre de stabilité, un outil de projection, une manière d’assurer la cohérence d’une marque dans un monde qui change vite. Une organisation qui maîtrise son branding maîtrise sa manière d’être perçue. Elle gagne en clarté, en légitimité, en efficacité. Elle construit une identité capable de durer — et de rester fidèle à ce qu’elle est.

Le branding, c’est la structure invisible qui permet à une marque d’être lisible pour devenir visible.

Quelques designers :

Wally Olins : Olins voyait la marque comme un principe culturel plutôt qu’un simple outil marketing : un langage identitaire guidant le comportement interne et l’expérience externe d’une organisation. Pour lui, une marque devait incarner la culture et les valeurs de ceux qui la portent, et non se réduire à un logo ou à une publicité

Neville Brody Neville Brody est un des designers et directeurs artistiques les plus reconnus de sa génération. Figure emblématique de la culture graphique, inventeur de la typographie moderne, il a considérablement bousculé les conventions et développé de nouveaux systèmes de communication. Il révolutionne la mise en page magazine avec des titres cultes comme The Face, Arena ou encore Actuel, en France,

Otl Aicher Otl Aicher (1922–1991) fut un graphiste, typographe et penseur allemand, considéré comme l’un des fondateurs du design visuel moderne. Il marqua profondément le XXᵉ siècle par son travail de communication visuelle, la création de pictogrammes universels et sa réflexion éthique sur la société et la fonction du design.

Massimo & Lella Vignelli En 1965, il cofonda Unimark International, première grande agence mondiale de design. Vignelli y développa des identités visuelles systématiques pour American Airlines, Ford ou Knoll. Son travail sur la signalétique du métro de New York, fondée sur la typographie Helvetica et la géométrie, fit école et influença durablement la communication urbaine.

Peter Saville Peter Saville (né en 1955) est un designer graphique et directeur artistique britannique, reconnu pour avoir redéfini l’esthétique visuelle de la musique populaire et du design contemporain. Cofondateur du label indépendant Factory Records, il est l’auteur des pochettes iconiques de Joy Division et New Order, et a ensuite marqué la mode et la communication visuelle internationale.

Ruedi Baur projets marquants, l’identité visuelle et signalétique du Centre Pompidou, la signalétique et l’identité du Parc de Chambord, de la Cité Internationale de Lyon, de la Cité Internationale Universitaire de Paris, du tramway de Reims en forme de flûte à Champagne, et bien d’autres. En 2023, il est choisi avec Eva Kubinyi (integral designers) pour travailler à la signalétique du futur réseau de transport public du Grand Paris

 

Designer - Neville Brody - Compilation de design graphique

Certaines de ces images ont 50 ans… Neville Brody

Designer - Massimo Vignelli - Compliation design graphique

Certaines de ces images ont 60/70 ans… Massimo Vignelli

Designer Ruedi Bauer - ORLY signalétique
Designer Ruedi & Vera Bauer - Accueil
Designer Ruedi Bauer - Centre Pompidou
Designer Ruedi Bauer - Expositions

Certaines de ces images ont 10/20/40 ans… Ruedi Baur

Lorem Ipsum en musique pop

Lorem Ipsum en musique pop

Le studio de musique Circonflex & le Lorem ipsum
Ce studio a transformé le célèbre “Lorem Ipsum” en musique pop

Si vous évoluez dans le milieu du design, de la communication ou du web, les termes “lorem ipsum” vous sont sûrement très familiers. Pour les autres, il s’agit d’une suite de mots universelle sans signification utilisée par tous les créatifs du monde entier. Et il semblerait même qu’elle ait inspiré un morceau entraînant et original à l’agence de musique Circonflex. Aurait-on le prochain hit de l’été ?

Baptisé “Lorem Ipsong”, le morceau propose des rythmes pop et dans l’air du temps. Les paroles ont simplement été tirées des textes affichés par défaut lors de la création de mise en page et interprété par Julien Charbonneau, l’un des candidats de la version canadienne de la Star Académie 2022.

Le titre, que vous risquez sûrement d’avoir en tête dès la première écoute, est accompagné d’un clip original et décalé imaginé par l’agence lg2 où l’on peut justement observer les lyriques écrits dans 13 styles d’illustrations différents et 42 transitions animées.

Texte et article : Par Justine M. site Créapils

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D’OU VIENT LE MOT SPAM ?

D’OU VIENT LE MOT SPAM ?

SPAM facile à démouler et à trancher

Le mot SPAM vient d’une pub sur les radios anglaises en 70 pour une boite de jambon … pas bon et a inspiré les Monty Python dans une de leur série TV. Ce mot a fini dans le dico. Monty Python : https://fr.wikipedia.org/wiki/Monty_Python

 

Le mot spam a un rapport avec le jambon. C’est la contraction de « SPiced hAM » (jambon épicé). Il s’agit d’un mauvais jambon en boîte américain, lancé en 1937 par la société Hormel Foods. Mauvais, mais populaire aux États-Unis dans les années 1970, grâce à de la publicité à la radio. Des messages radio qui passaient en boucle et qui martelaient le nom du produit pour que cela rentre bien dans les têtes des auditeurs : « Spam, spam, spam ! ».

Le phénomène était devenu tellement populaire, qu’il a inspiré un sketch aux Monty Python (pour les plus jeunes : Monty Python, c’était un groupe anglais d’humoristes, comme des youtubers, mais ça passait à la BBC…) Un sketch qui se passait dans un restaurant où tout le personnel répétait sans cesse : « Spam spam spam ! »

Spam : des déluges de messages sur internet

Spam est devenu synonyme de la publicité bourrage de crâne qui nous inonde. Le premier spam numérique de l’histoire remonte au 3 mai 1978. On le doit à un certain Gary Thuerk, qui a envoyé le même message à plus de 600 utilisateurs sur le réseau ARPAnet (l’ancêtre d’internet). Ces utilisateurs n’ont pas apprécié et comme les Monthy Python étaient très populaires à l’époque, notamment parmi les informaticiens et les pionniers de l’internet, ils ont rapidement associé l’envoi massif de mails au mot spam.

C’est ainsi que le spam est devenu le mot pour désigner les déluges de messages que l’on reçoit par internet. Souvent, c’est de la publicité. Parfois, ce sont des arnaques. On estime que 70 à 90% des messages qui circulent sur internet sont des spams. Avec une dépense énergétique non négligeable, mais on les voit de moins en moins car les logiciels de messageries, notamment Gmail(Nouvelle fenêtre), sont devenus très intelligents et arrivent à les bloquer avant même qu’ils n’arrivent sur nos ordinateurs. Cela dit, si le spam existe encore, c’est que ça marche.

Il y a toujours une proportion de gens qui cliquent sur les liens proposés. Soit pour acheter des articles, soit parce qu’ils se font avoir par des faux emails, ce qu’on appelle du phishing. Le mot a même franchi les frontières de l’e-mail, puisqu’on l’emploie aujourd’hui aussi sur les réseaux sociaux. En français : pourriel.

Source et texte :

Radio France

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/nouveau-monde/nouveau-monde-d-ou-vient-le-mot-spam_4029119.html

Grapus, un graphisme d’utilité publique

Grapus, un graphisme d’utilité publique

GRAPUS est un groupement de graphistes
revendiquant un statut d’auteur. 

Il est créé en 1970 par Pierre Bernard, François Miehe (qui s’en retire en 1980) et Gérard Paris-Clavel. 
En 1975 Jean-Paul Bachollet et en 1976 Alex Jordan
 les rejoignent.

Décrit comme « un bureau de graphisme d’extrême gauche », Grapus affirme son intention de « changer la vie » et va s’attacher à développer dans une même dynamique recherche graphique et engagement politique, social et culturel. Le nom Grapus est la contraction d’une insulte soixante-huitarde « crapule stalinienne » (crap stal) et du mot graphisme.

Historique

Les trois fondateurs se sont rencontrés pendant le mouvement étudiant de mai 1968, dans l’atelier populaire chargé de la production des affiches murales et slogans de Mai 68 à l’École des Arts-déco, l’un des deux lieux qui s’en occupaient à Paris, avec l’École des beaux-arts de Paris.

Ils commencent à travailler avec la lutte pour l’arrêt de la guerre du Vietnam, pour l’identité visuelle de la CGT Paris et sur des campagnes d’affichage du Parti communiste français.

À partir de 1978, Grapus a l’occasion d’exposer dans d’importantes expositions comme à Paris (Musée de l’affiche), à Amsterdam (Stedelijk Museum), à Aspen (Colorado) et à Montréal (Musée d’art contemporain). Ils réalisent des affiches célèbres et influencent les jeunes générations par leur éthique à la fois novatrice et engagée.

Grapus a accueilli de nombreux participants et stagiaires ; en tout plus que 80 personnes ont fait partie du collectif. La conception des images réalisées s’est prêsque toujours faite collectivement1.

Leur style est marqué par l’utilisation de l’écriture manuscrite et de l’assemblage de techniques diverses (dessin, peinture, photo, texte).

Fin 1990, le collectif Grapus décide de cesser ses activités. En 1991 il reçoit le Grand prix national des arts graphiques à titre posthume.

L’après Grapus

Pierre Bernard fonde, avec Dirk Behage et Fokke Draaijer, « l’Atelier de Création Graphique », qui travaille dans les domaines de l’édition, de l’affiche, de la signalétique et dans le domaine de l’identité visuelle, avec toujours la même conviction (Grapus) que « le graphisme a une fonction culturelle d’utilité publique ».

Gérard Paris-Clavel crée avec Vincent Perrottet l’atelier « les Graphistes associés », qu’il quittera rapidement en 1992. Il devient graphiste indépendant pour développer dans son atelier d’Ivry-sur-Seine une activité artistique autonome à côté de son travail de commande d’artisan graphiste. En 1991 il crée avec Marc Pataut, l’association Ne pas plier.

Alex Jordan fonde l’atelier « Nous Travaillons Ensemble » (NTE) avec Ronit Meirovitz et Anette Lenz (qui faisaient partie de son groupe de travail à l’intérieur de Grapus) avec l’idée, de continuer naturellement la démarche « Grapus ». « Nous Travaillons ensemble » a travaillé en binôme avec l’association de photographes « le bar Floréal » depuis sa création en 1985 et cosigne également de nombreuses réalisations de l’association multidisciplinaire « la Forge ». Actuellement {2024) NTE est composé de , de Valérie Debure et d’Alex Jordan.

Le Fonds Grapus

À la dissolution du groupe en 1990, il est décidé de céder les archives à la ville d’Aubervilliers au sein des Archives communales. Les documents ont fait l’objet d’un tri et d’un classement à partir de 2001. Il s’agit de la collection la plus complète à ce jour (863 affiches) documentant 20 années de création collective au service de thèmes sociaux, culturels et politiques.

https://archives.aubervilliers.fr/Fonds-Grapus

La ville d’Aubervilliers a travaillé en collaboration avec la bibliothèque Forney de la Ville de Paris et le soutien de la Mission Recherche et Technologie du ministère de la Culture, pour pouvoir mettre en ligne le Fonds Grapus sur son site Internet

Source :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Grapus

Les affiches présentent ci-dessous ont pour la plupart plus de 30 ans, voir 56 ans…. et cela ne bouge pas… aujourd’hui !

 

Affiche chien de Grapus
Affiche Désarmement Grapus
Logo Lavillette de Grapus
Logo le Louvre de Grapus
Logo Secours Populaire Français de Grapus
Logo CNRS de Grapus
Affiches musée de Pompidou de Grapus
Affiche mai 68 de Grapus
L’atelier BNP PARIBAS – Site internet Recherche & Innovation

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L’atelier BNP PARIBAS – LA MOBILITÉ SOCIALE DANS L’ÈRE NUMÉRIQUE

Depuis 1978, L’AtelierBNP PARBA Recherche et Innovation, veille, explore, diffuse et partage tout ce qui se passe dans les technologies aux quatre coins du monde, dans un esprit de recherche et d’innovation. Cellule de veille technologique du groupe BNP Paribas, L’Atelier a vu le jour en 1978 au sein de la Compagnie Bancaire (Paribas). Créé par Jean-Michel Billaut, sa vocation est, dès le départ, de défricher le domaine des technologies nouvelles, de l’informatique aux télécommunications, et d’en révéler tout le potentiel pour les entreprises, mais aussi pour l’ensemble de la société.

atelie social mobility

BNP PARIBAS SOCIAL MOBILITY IN THE DIGITAL AGE
Poster graphique - inspiration art optique et VHS année 80 - 4
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